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Le Pakistan a obtenu l'accord de l'Iran. Trump l'a anéanti en 5 jours.

Le 7 avril, le Premier ministre et le chef de l'armée pakistanaise ont convaincu Trump de renoncer à un bombardement qui menaçait de mettre fin à la civilisation et d'accepter un cessez-le-feu de deux semaines aux conditions fixées par l'Iran. Cinq jours plus tard, Trump a publié une image IA de lui-même en tant que Jésus, a attaqué le pape pour s'être opposé à la guerre et a ordonné un blocus naval. Le cessez-le-feu est mort. La CIA donne maintenant à Trump 90 jours pour conclure un accord. Le problème n'est plus de trouver un médiateur. Il s'agit de trouver un médiateur qui misera sa réputation sur la parole de Trump après le 13 avril.

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Cet article a été traduit automatiquement depuis l’original en anglais. Lire l’original en anglais

Un document diplomatique déchiré sur une table de négociation polie, dont la moitié est carbonisée et enroulée, l'autre moitié portant encore deux signatures et un sceau officiel, une horloge au mur en arrière-plan indiquant 90 jours marqués en rouge, lumière d'ambassade en fin d'après-midi à travers de hautes fenêtres, style documentaire photojournalistique avec lumière disponible, prise avec un Canon EOS R5 35 mm f/1.4

Points clés à retenir

  • Un accord a existé pendant cinq jours. Le 7 avril, le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif et le maréchal Asim Munir ont convaincu Trump de renoncer à des bombardements qui menaçaient de détruire toute une civilisation et d’accepter un cessez-le-feu de deux semaines. Trump a validé « les grandes lignes » de la proposition en 10 points de l’Iran comme base de négociation. Le Pakistan a joué le rôle de médiateur. L’accord a tenu jusqu’au 13 avril.
  • Trump a torpillé son propre cessez-le-feu lors d’une querelle publique avec le pape. Le dimanche 12 avril, le pape Leo XIV a qualifié les menaces contre l’Iran de « véritablement inacceptables » et a diagnostiqué un « délire d’omnipotence ». Trump a répliqué en qualifiant le pape de « faible », a publié une image générée par IA le représentant en Jésus, puis a ordonné le lendemain matin un blocus naval de tous les ports iraniens. Que cette dispute ait été le déclencheur de ce revirement ou qu’elle ait simplement coïncidé avec lui, le cessez-le-feu a volé en éclats dans le même espace médiatique.
  • La CIA donne désormais 90 jours à Trump. Un rapport confidentiel daté du 7 mai et remis à la Maison-Blanche conclut que l’Iran peut résister au blocus pendant « au moins trois à quatre mois » en conservant 70 % de son arsenal de missiles intact. Cette fenêtre de 90 à 120 jours expire avant les élections de mi-mandat de novembre, alors que les canaux diplomatiques secrets via Islamabad et Mascate restent actifs.
  • Le problème n’est plus l’intermédiaire. Le Pakistan essaie toujours. L’Omans tente également sa chance. La difficulté consiste à trouver des termes qui survivent à la signature de Trump. Les accords d’Alger de 1981 ont fonctionné parce que l’Algérie a élaboré des obligations parallèles, distinctes et contraignantes pour chaque partie, sans exiger de traité bilatéral, les fonds gelés étant placés sous la garde de la Banque d’Angleterre — une architecture qui n’exigeait aucune confiance mutuelle. Aucune structure de ce type n’existe en 2026. Le revirement de Trump le 13 avril rend la tâche presque impossible pour tout médiateur tentant d’en concevoir une dans les limites du calendrier fixé par la CIA.

Le mardi où tout a fonctionné

Le matin du mardi 7 avril, le président des États-Unis déclarait à 93 millions d’Iraniens que « toute une civilisation mourra ce soir » si Téhéran ne cédait pas le contrôle du détroit d’Ormuz avant minuit. Cette menace visait chaque pont et chaque centrale électrique du pays. Il s’agissait de la rhétorique présidentielle la plus violente contre une nation étrangère dans l’histoire américaine moderne. Les États-Unis avaient agi ainsi avec l’Irak en 1991 : 28 centrales détruites, une production électrique tombée à 4 % de son niveau d’avant-guerre, et environ 100 000 morts civils dus à l’effondrement des réseaux d’eau et d’assainissement.

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Pourtant, à 12h42 le même mardi, Trump publiait un message d’un tout autre ton sur Truth Social. La menace était levée. Un cessez-le-feu était instauré. Le message citait deux noms :

« Suite à mes échanges avec le Premier ministre Shehbaz Sharif et le maréchal Asim Munir du Pakistan, et à leur demande de suspendre la force destructrice qui devait être envoyée ce soir sur l’Iran, et sous réserve que la République islamique d’Iran accepte l’OUVERTURE COMPLÈTE, IMMÉDIATE et SÉCURISÉE du détroit d’Ormuz, j’accepte de suspendre les bombardements et attaques contre l’Iran pour une période de deux semaines. Ce sera un CESSEZ-LE-FEU bilatéral ! »

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a confirmé l’accord quelques heures plus tard dans des termes qui en précisaient la structure. Les États-Unis, expliquait-il, avaient soumis une proposition en 15 points. L’Iran avait répondu par une contre-proposition en 10 points. Le président des États-Unis avait publiquement validé « les grandes lignes de la proposition en 10 points de l’Iran comme base de négociation. » Trump avait lui-même qualifié ce document de « base de négociation viable » et affirmé que « la quasi-totalité des points de désaccord passés avaient été résolus. »

Sous la rhétorique politique, la structure était celle d’une médiation classique. Le Pakistan assurait la liaison entre Téhéran et Washington. Les deux parties convergeaient vers le texte iranien. Le président américain donnait son accord. Le contrat sur le Brent s’effondrait de 109,77 dollars à 93,00 dollars en une seule séance, soit une baisse de 15,3 % sur la journée, le marché intégrant immédiatement la désescalade. L’accord était réel. Le marché y a cru. La seule question était de savoir si le président des États-Unis y croyait lui-même.

Ce que le pape a appris à ses dépens

La réponse est venue en cinq jours.

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Le 12 avril, le pape Leo XIV (Robert Prevost, ce religieux augustin originaire de Chicago devenu le 267e évêque de Rome l’année précédente) était interrogé sur les menaces de Trump de détruire la civilisation iranienne. Il les a qualifiées de « véritablement inacceptables » et de révélatrices d’un « délire d’omnipotence » à l’origine de cette guerre. Interrogé directement sur la personne de Trump, il a ajouté : « Je n’ai pas peur. »

La réaction de Trump a provoqué la rupture. Il a qualifié le pape de « faible », de « terrible » et de « très progressiste ». Puis, tard dans la nuit du 12 avril, il publiait une image générée par IA le représentant dans de longues robes blanches, la main tendue sur le lit d’un patient d’hôpital, nimbé d’une lumière dorée, encadré par une infirmière et un soldat. L’image a été supprimée après quelques heures. Les captures d’écran avaient déjà fait le tour du monde.

Dès le lendemain matin, 13 avril à 10 heures, la marine américaine commençait à appliquer un blocus naval de tous les ports iraniens dans le détroit d’Ormuz. Le cessez-le-feu avait duré moins de six jours. La médiation pakistanaise, la proposition iranienne en 10 points, le cadre général accepté par Trump, tout cela était balayé en un clin d’œil au profit d’un blocus militaire.

Les documents officiels ne permettent pas de savoir ce qui a motivé ce revirement. L’administration n’a invoqué aucune pression de ses ministres ni aucun renseignement indiquant que l’Iran ne respectait pas l’accord sur le détroit. Seule la chronologie est connue : passe d’armes avec le pape et image IA le dimanche soir, ordre de blocus le lundi matin. Que cette querelle ait servi de déclencheur, de prétexte ou de coïncidence, l’accord négocié par un chef d’armée étranger le mardi précédent n’a pas survécu au week-end.

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Les médiateurs travaillent toujours. Le problème réside dans la signature.

Un mois plus tard, la liste des intermédiaires potentiels n’est pas vide.

Le ministre pakistanais des Affaires étrangères a déclaré à NPR le 6 de mai qu’il gardait l’espoir d’un accord rapide entre les deux pays, ce qui confirme l’existence de canaux informels actifs via Islamabad et Mascate. L’Omans s’est imposé depuis quinze ans comme le canal intermédiaire le plus efficace entre Washington et Téhéran, ayant notamment accueilli les réunions secrètes de Mascate en 2012 et 2013 qui ont jeté les bases de l’accord sur le nucléaire (JCPOA). Le sultanat a bâti ce canal en faisant de la discrétion absolue sa marque de fabrique.

Le problème n’est pas de trouver l’intermédiaire. C’est de concevoir une architecture juridique qui survive aux décisions imprévisibles de la Maison-Blanche.

Comparez la situation de 2026 avec le dénouement de la crise des otages en 1981. Les accords d’Alger (signés le 19 janvier 1981, libérant 52 otages américains) n’ont pas fonctionné parce que l’Algérie avait convaincu les deux pays de se faire confiance. Le ministre algérien des Affaires étrangères, Mohammed Benyahia, et son équipe ont proposé un modèle différent : chaque pays s’engageait unilatéralement envers un tiers, plutôt que dans le cadre d’un traité bilatéral. Les avoirs iraniens gelés ont été placés sur un compte séquestre auprès de la Banque d’Angleterre, au nom de la Banque centrale d’Algérie. Un tribunal arbitral international à La Haye a été créé pour régler les litiges financiers pour les décennies à venir, et il fonctionne encore en 2026. L’Iran n’avait pas à croire en la parole des États-Unis, et inversement. Ils s’en remettaient à une architecture juridique garantie par des tiers neutres.

L’accord de principe du 7 avril ne disposait d’aucune garantie de ce type. Il reposait uniquement sur des publications internet et un communiqué du Conseil suprême de sécurité nationale iranien. Lorsque Trump est revenu sur sa décision le 13 avril, il n’y avait pas de fonds sous séquestre à libérer, pas de tribunal international à saisir, pas d’institution garante à ménager. Le seul effet pratique a été de montrer à l’Iran, au Pakistan et aux marchés que la parole du président américain avait une durée de validité limitée à un week-end.

C’est cette absence de garanties juridiques qui bloque tout accord, bien plus que le manque de diplomates pour faire la liaison.

Ce que Carter possédait et qui manque à Trump

Les institutions et les soutiens qui ont permis l’accord d’Alger en 1981 ont été affaiblis, attaqués militairement ou impliqués dans le conflit en 2026.

Structure de 1981Équivalent de 2026Situation actuelle
L’Algérie comme médiateur neutreLiaisons via le Pakistan / l’OmansActives, mais privées de poids politique après le revirement du 13 avril
La Suisse comme « puissance protectrice » des intérêts américains à TéhéranSuisse (toujours active en droit)Neutralité affaiblie par son alignement sur les sanctions de l’UE en 2022
Garde des avoirs gelés par la Banque d’AngleterreAucun garant financier équivalentInexistant ; l’OFAC (Trésor américain) est instrumentalisé comme levier politique quotidien
Tribunal arbitral international de La HayeAucun tribunal équivalentLa Haye est traitée comme un adversaire par l’administration actuelle
Soutien diplomatique des pays du Golfe (Qatar / EAU)Les EAU et le Qatar sont impliqués dans le conflitLes EAU ont été frappés à Fujairah le 4 mai ; les terminaux de gaz du Qatar ont été ciblés par des drones le 2 mars
Action du Vatican (émissaires envoyés à Téhéran en 1979-81)Pape Leo XIVInsulté publiquement par Trump le 12 avril ; image de provocation de l’« IA Jésus » diffusée le même soir

L’impasse structurelle est évidente. Le modèle de 1981 fonctionnait parce que ses différents piliers (neutralité suisse, garantie financière britannique, arbitrage à La Haye et soutien des pays du Golfe) opéraient en synergie. En 2026, ces bases ont été soit neutralisées, soit impliquées directement dans le conflit militaire que le médiateur tente de résoudre.

Un sondage du centre Pew Research publié fin avril illustre la complexité politique interne aux États-Unis. Environ 62 % des Américains désapprouvent la gestion militaire du conflit par Trump (dont 45 % de rejet massif). Même chez les républicains, l’opposition atteint 32 %. Un dirigeant confronté à un tel niveau de rejet politique n’est pas en mesure de prendre des engagements internationaux à long terme ; sa présence au pouvoir après les prochaines élections est incertaine.

L’argument de procédure : les accords prennent du temps

La critique formulée contre la thèse de l’impasse des garanties consiste à dire que les processus diplomatiques exigent du temps pour mûrir. L’accord JCPOA a lui-même nécessité deux ans de discussions secrètes à Mascate avant d’être rendu public. Fixer le délai à 90 jours comme le fait la CIA serait une erreur d’appréciation, les temps de la diplomatie étant différents de ceux du calendrier électoral américain.

Si cet argument est fondé, le précédent de 1981 montre cependant l’inverse. Les négociations décisives menées par l’Algérie ont abouti en dix semaines de travail intensif entre novembre 1980 et janvier 1981. Cette rapidité s’explique par l’existence préalable d’institutions garantes (suisses, britanniques et de La Haye). Les diplomates n’ont pas eu à concevoir le mécanisme des garanties à partir de rien ; ils ont inséré les clauses politiques du deal dans des structures déjà opérationnelles. En 2026, les institutions font défaut, tout comme la confiance dans la parole du dirigeant américain.

C’est une faille du système, non un simple retard de négociation. Et les failles du système ne se règlent pas en 90 jours.

Le seul acteur capable d’imposer un accord exige un autre prix politique

La seule puissance disposant d’un moyen de pression réel sur Téhéran, capable d’imposer un recul politique en coupant le soutien dont le pays dépend, est Pékin. Le pacte stratégique de coopération de 25 ans signé entre l’Iran et la Chine le 27 mars 2021 couvre la sécurité, les investissements dans l’énergie, les finances et la garantie des exportations de pétrole vers la Chine. Durant le conflit actuel, les raffineries chinoises ont continué d’importer le pétrole iranien via des transferts secrets en mer, les cargaisons étant enregistrées comme venant de Malaisie, d’Omans ou des Émirats pour contourner les contrôles.

La pression de Pékin est économique et contractuelle. Un recul du soutien chinois aurait un impact immédiat sur Téhéran, sans commune mesure avec l’influence du Pakistan.

Cependant, les contreparties exigées par la Chine sont politiquement inacceptables pour Trump. Pékin exigerait un assouplissement des restrictions sur les exportations de technologies que les États-Unis traitent comme une priorité de sécurité nationale, un sujet déjà abordé dans l’analyse sur la guerre des puces. L’électorat de Trump peut tolérer des prix de carburants élevés pendant quelques mois ; céder du terrain dans le bras de fer technologique avec la Chine représenterait un coût politique bien supérieur. Les médiateurs acceptables pour Washington n’ont aucun moyen de pression sur Téhéran. L’acteur qui a les moyens exige un prix que l’administration ne peut payer. L’impasse du cessez-le-feu s’explique par ce blocage politique.

Le scénario pour les 90 prochains jours

Le délai de 90 à 120 jours évoqué dans le rapport de la CIA n’indique pas la durée des négociations, mais la vitesse de dégradation des positions militaires. L’Iran peut supporter la pression économique sans effondrement politique, en préservant l’essentiel de ses missiles et de ses lanceurs mobiles opérationnels sur cette période. L’analyse du CSIS sur la consommation de munitions en avril aboutit à la même conclusion : la campagne aérienne a dégradé des équipements ciblés, mais n’a pas éliminé la capacité militaire de réponse de l’Iran.

En l’absence de garanties de conformité réelles, les événements des 90 prochains jours devraient reproduire le schéma récent. Les contacts discrets via le Pakistan et l’Omans se poursuivront, avec des fuites régulières dans la presse sur de supposés progrès. Le marché pétrolier continuera de réagir à des incidents militaires isolés, comme la variation de 6 % du cours du Brent après les frappes à Fujairah début mai. Sans accord de base, les carburants aux États-Unis resteront au-dessus des 4 dollars, et le recul des républicains dans les sondages législatifs devrait se poursuivre. Des annonces d’« accords de principe » surviendront dans les médias, sans effet concret faute de garanties de mise en œuvre.

Un accord final futur sera négocié selon les termes de la Chine, ou par une nouvelle administration américaine qui rétablira la crédibilité diplomatique du pays. En 1981, Téhéran n’a conclu l’accord qu’une fois assuré que Carter était en fin de mandat et que Reagan prendrait le pouvoir. Ce précédent historique explique le rapport de la CIA indiquant que les dirigeants iraniens sont convaincus de pouvoir épuiser la volonté politique américaine. Téhéran applique la stratégie de 1981. L’élection de novembre reste l’objectif.

Le constat de l’échec

L’effondrement de l’effort de paix de 2026 ne résulte pas d’une défaillance technique des intermédiaires. Le processus a fonctionné le mardi 7 avril, puis a été détruit en cinq jours par le dirigeant même qui l’avait validé en début de semaine. Le Pakistan et l’Omans restent actifs ; les mécanismes financiers sont connus du marché. Il manque seulement une parole donnée qui dure plus longtemps qu’un cycle de nouvelles.

Le diagnostic de Leo XIV résume la situation. La prétention à la force absolue interdit tout compromis réel, se limitant à des messages politiques sur internet. Le rapport de la CIA évalue si la raison peut l’emporter avant l’échéance électorale. L’Iran a déjà joué la montre par le passé, et les rapports de renseignement indiquent qu’il est prêt à recommencer. Les bases d’un accord réel figurent dans les archives diplomatiques de 1981, alors que les bases de l’actuel cessez-le-feu virtuel n’ont pas survécu au premier week-end d’affrontement politique.

L’accord obtenu par le Pakistan était réel. Le dirigeant qui l’a détruit dispose de 90 jours. La force diplomatique capable de reconstruire ce processus dans ce délai n’existe pas pour le moment.

Nos sources (28)

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