La bataille pour l’âme de l’intelligence artificielle a officiellement quitté la planète.
Pendant la majeure partie de 2025, la rivalité entre Sam Altman (OpenAI) et Elon Musk (xAI) a été combattue avec des puces de silicium et des offres d’embauche. Mais de nouveaux rapports surprenants confirment qu’Altman a tenté d’ouvrir un nouveau front dans la guerre : Low Earth Orbit.
Altman aurait passé des mois à explorer une acquisition de Stoke Space, une start-up de fusées réutilisables fondée par d’anciens ingénieurs de Blue Origin. Bien que l’accord ait échoué, il révèle un tournant crucial dans la course aux armements en matière d’IA. Il ne s’agit pas seulement d’ego de milliardaire ; il s’agit des limites physiques de l’énergie sur Terre et de l’émergence soudaine du Projet Suncatcher de Google.
The Stoke Space Play : bien plus que de simples fusées
Pour comprendre pourquoi un PDG d’IA veut une entreprise de fusées, il faut regarder ce que Stoke Space construit. Contrairement aux entreprises aérospatiales traditionnelles, Stoke conçoit un deuxième étage entièrement réutilisable, le « Saint Graal » des fusées que même SpaceX perfectionne encore avec Starship.
Pourquoi Altman le voulait :
- Indépendance énergétique : les modèles d’IA consomment des gigawatts d’énergie. Les réseaux terrestres sont en difficulté. Space offre une énergie solaire non filtrée 24h/24 et 7j/7.
- Le « Musk Hedge » : Actuellement, si vous souhaitez mettre quelque chose de gros en orbite à moindre coût, vous devez payer Elon Musk. Pour Altman, dépendre de l’infrastructure de son principal rival est un échec stratégique.
- Le talent : L’équipe de Stoke est composée d’ingénieurs de haut niveau qui ont quitté Blue Origin et SpaceX.
L’acquisition de Stoke aurait donné à Altman son propre « FedEx for Orbit », permettant à OpenAI de déployer une infrastructure personnalisée sans payer la dîme à l’empire Musk.
“Projet Suncatcher” de Google : l’éléphant en orbite
Pendant qu’Altman achetait des fusées, Google finalisait apparemment les conceptions du Projet Suncatcher.
Dévoilé discrètement en novembre 2025, Suncatcher est une initiative « lunaire » visant à déployer des centres de données autonomes équipés de TPU (Tensor Processing Units) spécialisés en orbite stable. La logique est terriblement simple :
- Refroidissement : l’espace est froid. Vous n’avez pas besoin d’eau ni de climatisation pour refroidir vos chips.
- Énergie : les panneaux solaires en orbite génèrent de l’électricité 24h/24 et 7j/7, sans intermittence nocturne.
- Latence : pour les entraînements non en temps réel (qui prennent des mois), la latence n’a pas d’importance. Vous téléchargez le travail, attendez un mois et téléchargez les poids.
La capacité de Google à exécuter cela en interne, en tirant parti de sa propre conception de puces et de ses capitaux massifs, menace de laisser OpenAI sur terre. La décision d’Altman pour Stoke était probablement une réaction défensive face à cette menace existentielle.
Analyse : Une distraction dangereuse ?
La question demeure : Le PDG d’OpenAI peut-il se permettre cette division ?
Gérer un laboratoire d’IA frontalier est une guerre à plein temps. L’équipe Gemini de Google envoie des mises à jour chaque semaine. xAI dépense de l’argent pour construire le supercluster « Colossus ».
- L’affaire Bear : La construction de fusées est notoirement l’activité la plus difficile en physique. Si Altman avait acheté Stoke, il partagerait ses cycles cérébraux entre la résolution de l’alignement de l’AGI et la résolution de la thermodynamique des turbopompes. C’est une recette pour perdre les deux guerres.
- Le cas Bull : Le calcul est le goulot d’étranglement. Si les contraintes énergétiques sur Terre limitent la croissance de l’IA, alors l’entreprise propriétaire du « Space Cloud » remportera le siècle. Altman n’est pas distrait ; il regarde trois coups d’avance.
Le verdict
L’accord pour Stoke Space est peut-être mort, mais l’intention demeure. Altman recherche un véhicule (littéralement) pour briser le monopole de SpaceX. Le timing est critique. SpaceX est actuellement la seule entité sur Terre capable de lancer de manière fiable des charges utiles massives d’IA (comme les centres de données « Stargate » proposés) en orbite. Si Altman ne peut pas acheter un concurrent, il devra peut-être en construire un. Ou, plus probablement, il investira des capitaux dans les options « Next Best » (Rocket Lab, Relativity Space ou Blue Origin) pour garantir que la chaîne d’approvisionnement de l’IA ne soit pas goulot d’étranglement par les fusées de Musk.
Nos sources (2)
- business-standard.com Altman vs Musk Rocket Business
- benzinga.com OpenAI Explored Deal to Acquire SpaceX Rival
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